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BTP : comment dégager 42 000 € de trésorerie en refinançant son parc matériel quand la banque ne peut pas suivre

21.05.2026

Comment une entreprise de bâtiment général sortie de redressement a transformé ses engins de chantier en trésorerie immédiate grâce au leaseback.

Le contexte : une restructuration réussie, un décalage d'encaissement

Ce dossier raconte une chose rare : un dirigeant qui a conduit son plan de redressement jusqu'au bout, avant l'échéance fixée, et qui se retrouve aujourd'hui avec une entreprise saine, rentable et en croissance.

L'entreprise est une société de bâtiment général créée en 2008, spécialisée dans la rénovation, la construction légère et les aménagements extérieurs. Elle a traversé une période difficile liée à une mauvaise association, des erreurs de gestion RH et des délais de paiement mal maîtrisés avec des bailleurs sociaux. Le dirigeant a redressé la structure seul, assaini les comptes et retrouvé une exploitation rentable.

Le résultat est là. Un chiffre d'affaires de 1,7 M€ en 2024, un résultat net positif, des fonds propres repassés dans le vert après avoir été négatifs l'année précédente. Une clientèle de particuliers et de marchands de biens fidélisée par le bouche-à-oreille et des prescripteurs solides comme des architectes et des piscinistes.

Le dirigeant a également structuré son groupe avec plusieurs sociétés satellites intervenant en sous-traitance, ce qui renforce la capacité d'exécution de la structure principale.

La crise est derrière. Mais le BTP a ses propres règles.

Le problème : 250 000 € de créances en attente et une trésorerie sous tension

Le bâtiment est un métier de décalage. On engage, on exécute, on facture, et on attend. Dans ce dossier, 250 000 € de créances sont en attente d'encaissement. Dont 150 000 € liés à un marchand de biens dont le paiement est conditionné à la commercialisation de son projet. Le chantier est livré. L'argent viendra. Mais pas tout de suite.

En attendant, l'exploitation tourne, les salariés sont payés, les sous-traitants facturent. Le besoin de trésorerie est conjoncturel, pas structurel. C'est précisément ce type de situation que le financement alternatif sait adresser là où la banque hésite.

Le besoin : 50 000 € de trésorerie immédiate.

Pourquoi la banque ne pouvait pas suivre

La banque connaît le dossier. Elle a accompagné l'entreprise pendant le plan de redressement. Elle sait que le dirigeant a tenu ses engagements et soldé son plan avant l'échéance. Mais un établissement bancaire qui a vécu un redressement avec un client ne peut pas, réglementairement, lui accorder un nouveau financement tant que certains ratios ne sont pas rétablis et que le souvenir du plan est encore frais dans ses systèmes de scoring.

Ce n'est pas un jugement sur la qualité du dirigeant. C'est une contrainte mécanique du système bancaire. La banque regarde le passif de l'historique, pas la trajectoire du présent.

C'est précisément là que le financement alternatif intervient. Un financeur alternatif ne part pas du dossier bancaire. Il part de la valeur des actifs, de la rentabilité actuelle et de la cohérence du montage. Le plan de redressement est une information contextualisée, pas un motif de refus automatique.

Pourquoi le leaseback s'imposait comme solution

Le dirigeant dispose d'un parc matériel significatif : véhicules utilitaires, camions bennes, fourgons, un 19 tonnes, un chariot élévateur, une pelle mécanique Kubota, une minipelle, un manuscopique Dieci et une remorque lourde. Des actifs tangibles, opérationnels, avec une valeur de marché réelle.

Le leaseback consiste à vendre ce matériel à un financeur qui vous le reloue immédiatement. Vous dégagez de la trésorerie sur des actifs que vous possédez déjà, vous continuez à utiliser le matériel sans interruption, et vous remboursez par des loyers mensuels prévisibles. En fin de contrat, une option d'achat vous permet de racheter votre matériel à une valeur résiduelle fixée dès le départ.

Pas de nouvelle dette au sens bancaire. Pas de caution personnelle. Pas de dossier de crédit classique. Le matériel lui-même est la garantie.

Pour une entreprise sortie de redressement avec des fonds propres encore fragiles et une banque qui connaît le passé du dossier, c'est la solution la plus cohérente pour transformer un actif dormant en liquidité immédiate.

Le montage retenu par Alternative Financement

Alternative Financement a analysé le parc matériel et sélectionné les actifs les plus cohérents pour le refinancement, en tenant compte de leur valeur de marché réelle et de leur ancienneté.

Les quatre engins retenus sont un chariot élévateur Jungheinrich de 2011, une pelle mécanique Kubota KX080 de 2011, une minipelle Kubota U27 de 2018 et un manuscopique Dieci Apollo de 2007. Valeur de marché totale : 60 100 € HT.

Après application d'une décote de 30 % reflétant l'ancienneté des matériels, le net versé à l'entreprise s'établit à 42 070 € HT, hors frais de dossier.
Durée du contrat : 36 mois, adaptée à l'âge du parc. Aucune garantie personnelle demandée.

L'entreprise conserve l'usage de tous ses engins sans interruption de chantier. Elle reçoit 42 000 € de trésorerie immédiate pour absorber le décalage d'encaissement le temps que les créances rentrent. Et au terme des 36 mois, elle dispose d'une option d'achat pour racheter son matériel à une valeur résiduelle fixée dès le départ dans le contrat. Ce que l'entreprise a vendu pour dégager de la trésorerie, elle peut le récupérer définitivement une fois la période de tension passée.

Ce que ce dossier enseigne

Le leaseback n'est pas un outil de dernier recours. C'est un outil de pilotage de trésorerie que les entreprises disposant d'actifs tangibles devraient connaître bien avant d'en avoir besoin. Transformer un parc matériel en liquidité sans vendre définitivement, sans perdre l'usage, sans caution personnelle : c'est une option structurelle, pas un aveu de faiblesse.

Un passé de redressement ne ferme pas toutes les portes. Ce qui compte pour un financeur alternatif, c'est la trajectoire actuelle, la rentabilité prouvée et la cohérence du montage. Ce dossier coche toutes les cases : résultat positif, chiffre d'affaires stable, parc matériel valorisable, besoin conjoncturel clairement identifié.

La décote sur les actifs anciens est une réalité à anticiper. Un parc vieillissant vaut moins qu'un parc récent sur le marché de l'occasion. Alternative Financement sélectionne les actifs les plus liquides et les plus cohérents avec le montant demandé pour maximiser le net versé à l'entreprise.

FAQ — Leaseback et refinancement de matériel BTP


Qu'est-ce que le leaseback et comment ça fonctionne concrètement ?

Le leaseback, ou cession-bail, consiste à vendre votre matériel à un financeur qui vous le reloue immédiatement. Vous recevez le prix de vente en trésorerie, vous continuez à utiliser vos engins sans interruption, et vous remboursez par des loyers mensuels sur la durée convenue. Au terme du contrat, vous disposez d'une option d'achat pour racheter votre matériel à une valeur résiduelle fixée dès la signature. Vous dégagez de la trésorerie aujourd'hui sans perdre définitivement vos outils de travail.

Une entreprise sortie de redressement judiciaire peut-elle accéder au leaseback ? 

Oui, et c'est même l'un des rares outils accessibles dans cette situation. La banque qui a suivi le redressement ne peut pas, réglementairement, accorder un nouveau financement tant que les ratios ne sont pas suffisamment rétablis et que l'historique est encore présent dans ses systèmes de scoring. Le financeur alternatif, lui, ne part pas du dossier bancaire. Il analyse la valeur des actifs, la rentabilité actuelle et la cohérence du montage. Un plan de redressement conduit avec succès avant l'échéance est un signal de sérieux, pas un motif de refus automatique. C'est le travail d'Alternative Financement que de contextualiser cet historique auprès du bon partenaire.

Comment est calculée la valeur des actifs dans un leaseback ?

Le financeur estime la valeur de marché de chaque actif sur le marché de l'occasion, en tenant compte de l'année, des heures de fonctionnement et de l'état général. Il applique ensuite une décote, appelée PLM (premier loyer majoré), pour couvrir son risque sur la revente en cas de défaillance. Sur ce dossier, la décote était de 30 % en raison de l'ancienneté de certains engins. Plus le parc est récent et bien entretenu, plus la décote est faible et plus le net versé est élevé.

Quelles garanties sont demandées dans un leaseback ?

Aucune garantie personnelle, aucune caution bancaire, aucune contre-garantie Bpifrance. Le matériel lui-même est la garantie : le financeur en devient propriétaire pendant toute la durée du contrat. C'est l'un des avantages majeurs du leaseback pour les dirigeants qui ne souhaitent pas engager leur patrimoine personnel ou dont le bilan ne permet pas de proposer d'autres sûretés.

Peut-on faire un leaseback sur du matériel ancien ?

Oui, mais la durée du contrat et la décote appliquée s'adaptent à l'ancienneté. Sur des engins datant de 2007 à 2018, comme dans ce dossier, le financeur raccourcit la durée du contrat à 36 mois et applique une décote plus importante que sur du matériel récent. L'essentiel est que le matériel soit opérationnel et qu'il existe un marché secondaire actif pour sa revente.

Comment Alternative Financement intervient-il sur un dossier leaseback BTP ? 

Alternative Financement analyse le parc matériel, sélectionne les actifs les plus cohérents avec le montant demandé, et identifie parmi ses partenaires le financeur dont les critères correspondent au profil de l'entreprise. Sur un dossier avec un historique de redressement, c'est cette sélection en amont qui fait la différence : soumettre le dossier au mauvais partenaire revient à essuyer un refus inutile. Alternative Financement connaît les appétits réels de chaque financeur et structure le montage adapté dès le premier tour.

Le leaseback est-il adapté à un besoin de trésorerie conjoncturel ?

C'est même son cas d'usage le plus fréquent en BTP. Un chantier livré, une créance en attente, une trésorerie sous tension le temps que l'argent rentre : le leaseback permet de transformer des actifs existants en liquidité immédiate sans attendre. La durée du contrat peut être calée sur la période de tension prévisible, avec des loyers mensuels prévisibles qui s'intègrent facilement dans le plan de trésorerie.

Quelle est la différence entre le leaseback et un prêt de trésorerie classique ? 

Un prêt de trésorerie crée une nouvelle dette sur le bilan et nécessite généralement une garantie, caution personnelle ou nantissement. Le leaseback, lui, transforme un actif que vous possédez déjà en liquidité. Pas de nouvelle dette au sens bancaire, pas de garantie personnelle, et votre matériel reste opérationnel pendant toute la durée du contrat. Pour une entreprise dont le bilan est encore fragile ou dont la banque est réglementairement bloquée, c'est souvent la seule option disponible.

Votre parc matériel dort dans votre bilan pendant que votre trésorerie est sous tension ?

Leaseback, refinancement d'engins, trésorerie BTP : ces situations ont des solutions concrètes qui ne passent pas par un nouveau prêt bancaire.

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